Une très bonne question

Je viens de rendre visite à quelques collèges, pour lesquels je vais être correspondante (salut aux Langley School, Ormiston Victory Academy et The Highfield School!). Mais pendant mes visites, on m’a demandé une très bonne question, selon moi, alors j’y vais écrire pour tous qui apprennent / apprendront / veulent apprendre une langue étrangère, pour votre bien.

Comment est-ce que j’y suis arrivée?

Au cas où tu te demanderais ma situation actuelle, c’est en train d’étudier la traduction, les médias et le français chez l’Université de East Anglia. Le fait que je suis sur le point de partir pour mon année à l’étranger, tu sais déjà (au mois, tu devrais le savoir si tu as lu mon dernier blog! *Fin d’autopromotion éhontée*).

Les Badaboks -  a sort-of French Teletubbies from the '90s (nothing to do with horror films about creepy childrens' books).
Les Badaboks – une émission des années 90 que je regardais, un peu comme ‘Teletubbies’ en Angleterre (ne pas confondre avec des films horreurs au sujet de livres bizarres pour les enfants).

Si tu veux savoir la réponse courte à la question susdite, c’est très lentement, avec beaucoup d’entraînement. C’est possible que j’aie un avantage car mes parents parlent le français, qu’ils utilisaient de temps en temps à la maison, et on avait quelques émissions françaises pour les enfants en vidéo (ouah, ça m’a fait sentir vielle). Alors, même si je l’apprenais pas activement, je l’écoutais tout de même. Mais s’il me faut que je compte des années pendant lesquelles j’ai appris le français officiellement, à l’école et tout ça, ça fait presque 10 ans. Mais encore, je devine que je le parlais pas bien avant ces derniers 2 ans.

Le Manège enchanté, a.k.a. The Magic Roundabout - another TV gem of my childhood.
Le Manège enchanté – un autre bijou télévisuel de mon enfance.
My wonderful secondary school.
Mon cher collège…

En fait, mes cours des langues étrangères ont commencé au 6ème au collège, où j’apprenais l’allemand. Je n’ai commencé à apprendre le français qu’au 5ème. Je continuais à apprendre les deux langues jusqu’au bout: de les SATs de year 9 (4ème), aux mes GCSEs et finalement au IB à la fin du terminale. Alors ça fait 7 ans de cours, devoirs, dissertations, révisions et examens. Ce n’était pas tour à fait facile! Et puis, on avait le plaisir de faire mon candidature pour l’université avec UCAS, avec ma déclaration personnelle et mes notes, et voilà, je suis ici,

...and my wonderful university.
…et ma chère université.

J’avais depuis toujours une attirance pour le français, je sais pas pourquoi. C’est pas à dire que je n’aime pas l’allemand, au contraire il me manque (c’est une des raisons pourquoi je pars pour la Suisse l’année prochaine. Salut Schweizerdeutsch)! Alors je veux me remettre là-dedans. Mais tout simplement je m’entends bien avec le français. Je sais que tu attends une révélation profonde de l’importance du français dans ma vie, mais désolé, je n’en ai aucune! Peut-être que ce soit à cause de mes liens personnels avec le pays (ma famille y habitait brièvement, chez les ch’tis!). Ou peut-être que je sois tout simplement un geek pour des langues qui aime bien avoir le pouvoir de parler en une autre langue. Et le moment où on reconnaît un mot dans un film ou une chanson, ou la première fois qu’on lit un roman en une autre langue ou regard un film sans sous-titres: le sentiment est incomparable! Je peux même ajouter, à ce moment l’année prochaine, vivre en une autre langue (si tu me comprends): le sentiment est incomparable!

Alors, s’il me faut donner des conseils aux étudiants jeunes des langues (pas nécessairement une remarque sur leur vrai âge!), je vais dire “persévérer”. J’ai parlé avec tant de gens qui m’a dit qu’ils abandonnaient apprendre des langues après leurs GCSEs, ou même après un an, parce qu’ils “ne peuvent pas, tout simplement, le faire”. Des bêtises! Il faut du temps et entraînement, comme toutes autres disciplines. Si on commence à apprendre un instrument de musique, on n’arrive pas au niveau le plus haut avec que 5 ans d’entraînement. Ça prend du temps: on s’entraîne, on l’encourage. Mais, je comprends les étudiants GCSE, où il se semble qu’on n’a qu’apprendre 15 dissertations par coeur, pour qu’on puisse les recracher quand on en a besoin. Ça se semble inutile, et comme on n’aboutit à rien. Selon moi, cela est un programme mauvais, et pas du tout la vraie méthode pour apprendre une langue (mais ne m’engage pas à la politique, sinon on restera ici toute la nuit!). Mais, tiens bon, et tu vas découvrir que t’as appris plus que tu penses. Comme je disais, je n’arrivais pas à converser avec un autre sans préparer 2 heures avant, que pendant ces derniers 2/3 ans. Alors t’inquiète pas si tu ne peux pas le faire du jour au lendemain!

Conseil numéro 2 (apparemment je fais une liste): entoures-toi avec la langue. Si on ne l’utilise pas, on le perd, simple mais vrai. Il y a si longtemps que j’ai parlé l’allemand, que je me sens le sortir de ma tête (et ceci est un vrai dommage). Alors regardes des films ou de la télévision, écoutes la musique, lis des livres. Commencer avec des trucs pour les enfants: oui, on va se sentir un peu idiot au début, mais il faut commencer quelque part. YouTube est une affaire en or pour ces choses-là. Et puis, tu te développes, petit à petit, et tu te sens extraordinaire quand enfin tu comprends une conversation familière!

Alors, ça c’est l’histoire brève de mes études de français, et aussi quelques petites conseils que je peux donner à vous. J’espère que cela avait du sens…

Bon, je vais vous mettre à jour bientôt avec des nouvelles suisses.

A plus!

Ceri

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